OUÏR L’INOUÏ

C’est quoi un son ?
Comment fabrique-t-on un son ?
Et comment écoute-t-on un son ?
Et comment créer une musique avec des sons que l’on crée soi-même ?

 

Ouïr l’inouï c’est une leçon de son qui répond à toutes ces questions de manière simple et amusante.

A la manière de C’est pas sorcier, des expériences faisant appel aux nouvelles technologies permettent de visualiser ce qu’on entend, de comprendre pourquoi, quand on tape dans ses mains, ça fait du bruit, de découvrir en images qu’une voix et un arc en ciel ont beaucoup de points communs…

 

Cette leçon est aussi l’occasion d’explorer la matière sonore, de l’étirer, de la zoomer, de la filtrer, mais aussi, tout simplement, de jouer avec les sons produits par le public (voix, claquements de doigts, percussions corporelles, …), pour créer des textures inédites, et, au final, composer une musique.

Ouïr l’inouï est tout autant une expérience sensorielle qui aiguise l’ouïe qu’une porte d’entrée dans le monde de la musique électroacoustique.

 

 

Equipe
Jeu / Musique : Jean-Christophe Cheneval & Olivier Lautem
Mise en scène : Nicolas Ducron
Création lumière, sonorisation, régie : Julien Bouzillé
Scénographie, décor : Etienne Lautem
Réalisation en Informatique Musicale : Oudom Southammavong
Vidéo : Pierre Hubert
Administration de production, diffusion : Maxime Szczepanek

Pour plus d’informations, rendez-vous ici

Partenaires

Production executive : Vailloline – Cie L Comme Lui
Co-production : Avec l’aide d’Art Zoyd Studios Valenciennes – RIM : Oudom Southammavong

Soutiens :
Région Hauts-de-France, DRAC Hauts-de-France, #laSacemSoutient, Département du Pas de Calais, Espace François Mitterrand, Bully-les-Mines
Nautilys, Comines

Ce spectacle est dédié à la mémoire de Gérard HOURBETTE.

 

Crédit photos : Julien Bouzillé

(…) quand des textures sonores inouïes ont commencé à prendre forme sous leurs yeux, j’ai senti qu’une forme de magie opérait : les imaginaires étaient mis en éveil, certains enfants étaient projetés en pleine science fiction, d’autres entendaient des pluies ou des orages, d’autres encore parlaient d’oiseaux, de dinosaures, de monstres, de forêts magiques…

L’origine du projet

 

C’est ma propre découverte de l’électroacoustique lors d’une session de composition chez Art Zoyd qui a déclenché l’envie d’écrire ce spectacle.

J’évoluais depuis plusieurs années comme musicien et compositeur professionnel, et cette découverte qu’on pouvait faire de la musique avec le premier son venu, sans connaissances préalables, a soudainement remis en question toute mon approche de la création musicale. J’y ai immédiatement vu une ouverture fantastique.

Peu après, Art Zoyd m’a proposé de présenter l’électroacoustique à des élèves de formation musicale, au conservatoire de Valenciennes. J’ai donc élaboré un petit atelier qui consistait à créer avec le public une histoire sans paroles et sans images, qu’on peut appeler une musique, à partir du son d’une simple lame de métallophone et d’une voix d’enfant que nous enregistrerions en direct.

Nous commencions par découvrir les cinq ingrédients / paramètres qui composaient le son de la lame de métallophone, en en faisant varier à chaque fois un seul : le volume sonore, la hauteur, le timbre, la durée, et la spatialisation. Cette simple étude du son, que je craignais laborieuse, fascinait les élèves : car, musiciens ou non, ils avaient tous déjà entendu des sons, et ils découvraient soudainement et simplement de quoi ils étaient faits.

Et quand nous avons commencé enregistrer la voix de l’enfant, à jouer avec, à l’étirer, à appliquer des filtres, à la passer à l’envers, à l’accélérer ou la ralentir, à l’assembler et la superposer à elle-même, quand des textures sonores inouïes ont commencé à prendre forme sous leurs yeux, j’ai senti qu’une sorte de magie opérait : les imaginaires étaient mis en éveil, certains enfants étaient projetés en pleine science fiction, d’autres entendaient des pluies ou des orages, d’autres encore parlaient d’oiseaux, de dinosaures, de monstres, de forêts magiques…

Et, surtout, quand j’interrogeais certains d’entres eux, ils avaient tous une histoire à raconter suite à ce qu’ils venaient d’ouïr.

C’est là que l’idée de donner une forme spectaculaire à cet atelier d’électroacoustique est née. L’enjeu serait de trouver le juste équilibre entre les dimensions didactique et divertissante. Entre C’est pas sorcier et un dessin animé PIXAR.

Après quelques séances « test », je crois pouvoir dire que, grâce à la mise en scène, le décor et les accessoires, et à la construction du spectacle, cet équilibre a été trouvé.